Mona Margaux pense la joaillerie comme un élément design et propose un véritable jeu de construction joaillier.

“Au cours des années trente, les enjeux culturels se précisent. Il s’agit d’inscrire le béton armé dans la haute tradition de la discipline architecturale.

Perret n’utilise aucun revêtement, « le béton se suffit à lui-même ». Au Palais d’Iéna (1939), il définit un ordre classique dont les proportions découlent directement de la logique du matériau. Les colonnes élancées portent d’un seul jet la toiture, sous laquelle se glisse un second édifice. Le jeu de ces deux ossatures forme un écrin de proportions parfaites. Les colonnes s’évasent vers le sommet pour s’unir à la poutre de rive par un tronc de pyramide orné de motifs végétaux. Il ne s’agit pas, selon Perret, d’un simple chapiteau, mais d’un lien visuel terminant la colonne et faisant d’elle, avec son galbe et sa base, « une personne », qu’on ne peut, dit-il, « allonger ou raccourcir ».

Mona Margaux pense la joaillerie comme un élément design et propose un véritable jeu de construction joaillier. Son esthétique moderne et fonctionnelle permet la réalisation de bijoux uniques à créer au fil des acquisitions. La collection s’articule autour de la pièce iconique de la maison : une maille à encoche. Assemblées, associées, les mailles Mona Margaux ont été pensées pour être collectionnées et composées en bijou unique. Une invitation à jouer et à se réinventer au fil des jours et des années.

Inspirés par le Modernisme, les éléments de la collection dialoguent par le biais de la géométrie des formes. Loin des bijoux enfermés dans leur époque et leur écrin, les pièces joaillières Mona Margaux rendent hommage à l’époque de créativité explosive de ce courant artistique. Véritables chef-d’œuvre d’orfèvrerie, les pièces de la collection permanente de la maison Mona Margaux témoignent de la maîtrise de son domaine, les métaux précieux. Elles certifient une valeur patrimoniale digne d’un investissement durable.

Les formes au design épuré appellent l’alliance avec d’autres matière et savoir-faire. Les collaborations de la maison avec des artistes et artisan.anes reposent sur une démarche commune emplie de curiosité, recherche, expérimentation, innovation, coopération et transversalité.

“Ainsi, l’architecte retrouve naturellement les mots qui plongent au plus profond de la tradition classique. Il renoue avec cette organicité anthropomorphique qui est la condition de tout ordre architectural. Les bétons sont faits de porphyre vert et de marbre rose. La salle hypostyle, l’escalier et l’amphithéâtre offrent à ceux qui les pratiquent un cadre très noble. Machine implacable, captant l’ombre et la lumière dans la hiérarchie de ses textures et de ses moulures, la colonnade de l’avenue d’Iéna est l’expression la plus remarquable de « l’ordre du béton armé », contribution d’Auguste Perret à une discipline millénaire dont il se voulait l’artisan passager.”(1)

Sources : (1) 2023. « Auguste Perret et le palais d’Iéna », Palais d’Ièna https://www.lecese.fr/palais-iena/monument-historique > (consulté le 20 mars 2023).